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DIMANCHE 11 OCTOBRE 2026N° 144
Senior·Closer
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Santé

Covid-19 : vous avez 65 ans ou plus ? La campagne de vaccination démarrera mardi, avec un nouveau vaccin gratuit chez votre pharmacien

Chaque automne depuis 2021, le même rendez-vous revient. Cette année, le vaccin a changé de cible — et la campagne se tient, comme l'an passé, en parallèle de celle contre la grippe.

DIMANCHE 11 OCTOBRE 2026·Par Fabrice Crozier

Une boîte de vaccin posée à plat sur le comptoir en bois clair d'une officine, effleurée par la lumière oblique d'une fenêtre d'octobre, à côté d'un agenda ouvert sur un mardi.
Illustration générée par notre rédaction.

Le calendrier tient. Mardi 13 octobre, pharmaciens, médecins et infirmiers ouvrent simultanément deux campagnes de vaccination — contre le Covid-19 et contre la grippe saisonnière. Pour les personnes de 65 ans et plus, la dose automnale contre le Covid est recommandée et prise en charge à 100 % par l'Assurance maladie. Mais le vaccin proposé cette saison n'est pas tout à fait celui de l'an dernier.

Un vaccin reformulé pour coller à la réalité du virus

Le SARS-CoV-2 n'a pas cessé d'évoluer. Les variants qui circulent aujourd'hui — principalement des sous-lignages d'Omicron — sont génétiquement éloignés de la souche originale de Wuhan sur laquelle reposaient les premières générations de vaccins. Les laboratoires ont donc mis à jour leurs formules, comme on le fait chaque année pour la grippe : en ciblant les variants dominants les plus récents.

Cette adaptation n'est pas anecdotique. Les études de surveillance épidémiologique ont montré, depuis 2022, que la protection conférée par les vaccins de première génération contre les formes graves s'érodait plus vite face aux nouveaux variants. Un rappel avec une formule actualisée restaure un niveau de protection significatif, notamment contre les hospitalisations — ce qui reste l'objectif central de la stratégie vaccinale pour les populations les plus exposées aux complications.

Qui est concerné, et pourquoi maintenant

Les autorités sanitaires françaises recommandent ce rappel automnal aux personnes de 65 ans et plus, aux résidents d'établissements médico-sociaux, aux personnes souffrant de pathologies chroniques augmentant le risque de forme grave, ainsi qu'aux femmes enceintes et à l'entourage des nourrissons de moins de six mois. Pour ces publics, la vaccination est gratuite, sans avance de frais.

Le choix du mois d'octobre n'est pas arbitraire. L'automne marque le début de la saison respiratoire : les virus circulent davantage, les rassemblements en intérieur se multiplient, et les défenses immunitaires induites par un rappel printanier ou estival ont eu le temps de s'atténuer. Vacciner en octobre permet d'atteindre un pic de protection en novembre et décembre, quand la pression épidémique est généralement la plus forte.

La concomitance avec la campagne antigrippale est délibérée. Les deux vaccins peuvent être administrés le même jour, dans le même bras ou dans l'autre — les études de co-administration n'ont pas mis en évidence d'interférence sur l'immunogénicité ni de surrisque d'effets indésirables. Pour quelqu'un qui doit se déplacer chez son pharmacien ou son médecin, n'avoir à le faire qu'une seule fois est un avantage concret.

Ce que change la pharmacie comme point d'accès

Depuis 2021, les pharmaciens sont habilités à vacciner directement en officine, sans ordonnance préalable pour les publics cibles. Ce canal a profondément modifié la géographie de l'accès à la vaccination en France : dans les zones où les médecins généralistes sont rares ou surchargés, la pharmacie de quartier est souvent le point de contact le plus accessible.

En pratique, il suffit de se présenter avec sa carte Vitale. Certaines officines proposent la prise de rendez-vous en ligne via des plateformes dédiées, ce qui évite l'attente. Les infirmiers libéraux, eux aussi habilités, peuvent se déplacer au domicile pour les personnes dont la mobilité est réduite — une option à demander directement à son cabinet infirmier ou à son médecin traitant.

La fatigue vaccinale, sujet réel

Depuis le pic de mobilisation de 2021, les taux de rappel ont progressivement baissé dans toutes les tranches d'âge, y compris chez les plus de 65 ans. Les raisons sont multiples : sentiment que la maladie est moins grave qu'au début de la pandémie, lassitude des piqûres répétées, doutes persistants sur l'utilité de doses supplémentaires. Ces réticences méritent d'être prises au sérieux plutôt que balayées.

Ce que les données épidémiologiques indiquent cependant, c'est que le Covid-19 continue de provoquer des hospitalisations et des décès en France, majoritairement chez les personnes de plus de 65 ans et chez celles porteuses de comorbidités. Les formes longues, dont la prévalence reste difficile à chiffrer précisément, touchent aussi des personnes qui n'avaient pas de facteur de risque identifié. La vaccination ne supprime pas le risque, mais elle le réduit de façon mesurable — c'est là, et seulement là, que repose l'argument.

Pour ceux qui hésitent, la conversation avec le médecin traitant ou le pharmacien reste le meilleur espace pour peser les bénéfices et les risques à la lumière de leur situation personnelle. Ni injonction, ni désinvolture.

Source : Senioractu.com.

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